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Une seconde aile de hangar pour 90 000 poulets

1 aoû 2017
Samuel SINTE
L'Avenir
Régions Namur - Le fil d'actu - mardi 1 août 2017

L’aviculteur installé en bordure du bois de la Follée souhaite étendre son exploitation. Le dossier est à l’enquête publique.

«Pour tenir et assurer l’avenir de nos exploitations, on est obligés de s’agrandir.» C’est une des «fatalités» du secteur agricole qui s’exprime par la bouche de Laurent De Rijcke. Depuis 2013, il exploite un élevage de 39 000 poulets en bordure du bois de la Follée entre Mettet et Oret, en pleine campagne.

Il voudrait investir et construire une extension à ses installations pour en augmenter la capacité jusqu’à 90 000 volailles.

Son projet est actuellement à l’enquête publique à la Commune de Mettet jusqu’au 14 septembre. Concrètement, sur un terrain où lui et son épouse ont aussi construit leur maison, ils disposent déjà d’un hangar et d’un premier poulailler d’une surface d’environ 2 200 m2. Il demande à pouvoir étendre le hangar et à construire un second poulailler de 2 700 m2 environ. Il espère pouvoir commencer les travaux en 2018.

Son dossier a fait l’objet de plusieurs études, dont des analyses de sol et d’une volumineuse étude d’incidences. Celle-ci lui est globalement favorable et ne relève pas de nuisances à son activité, située à plus de 800 m de la première autre habitation. L’impact paysager en est considéré comme mineur puisque le second bâtiment viendrait se poser juste devant le premier et serait dans les mêmes gabarits. Il s’agit de constructions en béton gris avec une toiture en plaques ondulées grises également. Des bâtiments tout à fait classiques pour ce genre d’activités en zone agricole. Il est par ailleurs prévu que soient plantés des arbres pour les rendre moins visibles.

Ce projet peut-il générer d’autres nuisances? L’étude d’incidences fait le relevé des différents contrôles légaux dont les activités actuelles de Laurent De Rijke font l’objet. Et elles sont parfaitement conformes aux normes en vigueur en matière de bruit ou de dégagements d’odeurs par exemple. «On est très contrôlés et on travaille du mieux qu’on peut pour ne pas causer de nuisances ou de dégâts à l’environnement» se défend l’aviculteur qui espère que son exploitation va pouvoir prendre son envol.

«On fait de gros investissements pour travailler proprement»

Laurent De Rijke n’est pas naïf, il sait bien que des activités comme la sienne ne sont pas toujours très populaires dans le voisinage: «Les gens ont peur parce qu’ils ne savent pas ce qu’il y a dans le dossier et ils ont peur d’être dérangés. Mais si on n’autorise pas un projet comme ça à 800 m de la première maison en pleine zone agricole, je ne vois pas où on pourrait le faire. D’ailleurs, quand j’ai introduit ma demande pour m’installer on me suggérait même à l’administration à la Région wallonne de me rapprocher du bâti existant. C’est moi qui n’ai pas voulu, justement pour déranger le moins possible.»

L’aviculteur n’est pas «bio», il fait ce qu’il appelle du «poulet de chair standard», vendu en Belgique et aussi à l’exportation: « Mais on a fait de gros investissements par exemple pour ne rien rejeter de nos eaux usées. On travaille avec des litières sèches et des systèmes de recyclages d’air pour limiter les odeurs. Je ne dis pas que ça ne sent jamais, mais à quelques dizaines de mètres du bâtiment c’est terminé. Et au niveau du charroi, je n’ai pas plus d’un camion par semaine. On n’est pas une exploitation industrielle, la moyenne c’est plutôt 200 000 poulets en Wallonie et en Flandre parfois 400 ou 500 000.»

Le dossier peut-être consulté à l Commune de Mettet, au service urbanisme, tous les jours ouvrables de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h jusqu’au 14 septembre.

L’exploitation de Laurent De Rijke passerait d’une capacité de 39 000 à 90 000 poulets de chair.-ÉdA – 302121701737

L’exploitation de Laurent De Rijke passerait d’une capacité de 39 000 à 90 000 poulets de chair.-ÉdA – 302121701737