Priorité: réorganiser l’administration

26 mai 2017
Bruno Malter
L'Avenir
Régions Namur, Le fil d'actu - vendredi 26 mai 2017

La nouvelle majorité ICAP-Rops a présenté sa déclaration de politique générale. Le personnel communal sera au cœur des préoccupations.

À un peu plus d’un an des élections, la présentation d’une déclaration de politique générale paraît un peu surréaliste. Composée à plusieurs mains, elle oscille entre déclarations d’intention, projets précis et simples constats. L’opposition n’a évidemment pas manqué de s’engouffrer dans les brèches. A l’image d’un Andrea Gagliardi, pour qui «la montagne a accouché d’une souris» ou d’un Valère Toussaint qui regrette que le document ne pipe mot des agriculteurs et des indépendants. Avant de conclure: «Les intentions sont louables, il faudra voir en termes de concrétisations.»

Sur un point cependant, le document mérite de retenir l’attention. Le chapitre «Administration général et personnel» a été placé en tête de la Déclaration de politique générale et est, de loin, le plus étoffé.

«Le temps est venu de faire le point, d’analyser les flux entre les intervenants, d’établir un organigramme structurant, de définir la méthode à suivre, le cheminement normal entre plusieurs acteurs des dossiers récurrents, mêmes complexes», martèle le bourgmestre Yves Delforge, rejoint dans son analyse par le premier échevin Robert Joly.

Le travail de l’administration communale se complexifie, ses missions se diversifient. Plus que jamais, chaque agent communal doit être conscient de la place qu’il occupe, de la nécessité de se former tout au long de sa carrière. Robert Joly l’affirme: «Cela doit se faire dans le respect du personnel, à commencer par la Directrice générale. On accordera des promotions aux agents qui s’investissent dans leur travail et qui se forment pour s’améliorer; on n’hésitera pas à sanctionner les agents qui prennent leur travail par-dessus la jambe.» Cela passera par l’informatique mais aussi la mise en place d’un système d’évaluation, déjà en vigueur dans de nombreuses administrations locales, régionales et fédérales.

Pour mener à bien ce qui s’annonce comme une révolution copernicienne, le collège communal ne sera pas seul. Il va s’appuyer, une fois de plus, sur l’expertise du BEP, qui a déjà mené ce travail pour le compte de plusieurs communes. Il agira e qualité de bureau extérieur de consultance. Sa mission devrait démarrer en septembre.

Le BEP appelé en consultance à Mettet pour réorganiser les services communaux.
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