Faut-il vraiment être au fond du gouffre pour obtenir de l’aide ?

12 oct 2015
Portrait de Christian Meys
Christian Meys

Il y a quelques semaines, Monsieur dû se résigner à pousser la porte du CPAS pour demander de l’aide. Lui qui, à près de 80 ans, s’était toujours débrouillé pour ne pas en dépendre.

En effet, alors que ce passionné d’oiseaux pensait ne plus avoir pour seul souci que d’être en mesure de se chauffer en hiver, le voilà tracassé par la réception d’un courrier recommandé lui signifiant le renom de sa location pour raison d’occupation personnelle. 

S’il avait su, le pauvre, il aurait réclamé depuis longtemps la réparation de la fuite du toit, du robinet qui coule, des murs qui s’effritent !!   Comme beaucoup de locataires aujourd’hui, il pensait qu’en payant un loyer sans jamais rien revendiquer, il ferait de cette bicoque sa dernière demeure...

Un voisin interpellé par le désespoir de ce dernier avait fini par lui trouver un autre logement dans l’entité. Il est habitué à vivre seul. Le home, il n’en veut pas.

Monsieur désirait une aide pour le paiement de la garantie locative, une caution.
Lorsqu’il se présenta pour la première fois au CPAS, il en fut rapidement ressorti : « Désolé Monsieur, nous n’avons pas de logement pour vous. ».

Toute demande au CPAS doit être prise en compte et figurer dans un registre prévu à cet effet. Un accusé de réception doit être délivré au demandeur. Ces prescrits n'avaient pas été respectés, ils sont pourtant le garant du respect des personnes.

Deux conseillers du groupe ROPS (CPAS et CC) rencontrent Monsieur et lui conseillent de retourner au CPAS: Le Centre de l'Action Sociale peut en effet aider les personnes a constituer une garantie locative, de plusieurs manières...  

L’insistance du groupe ROPS a permis de trouver une solution. Nous espérons qu’il s’agissait d’une situation exceptionnelle car, faut-il le rappeler, le CPAS a pour mission première d’assurer l’aide sociale permettant à chacun de mener une vie conforme à la dignité humaine.

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