En politique, on ne peut œuvrer seul

5 sep 2017
Portrait de Robert Joly
Robert Joly

En politique, on ne peut œuvrer seul. Il faut rallier. Et pour ce, il faut œuvrer au sein d'un groupe. Et en démocratie, surtout si l'on s'inscrit dans une perspective de coalition, il faut établir des relations de respect mutuel avec d'autres groupes.

Même si l'on a raison, il est inutile d'avoir raison tout seul.

Il importe de convaincre non seulement par les mots mais aussi par les attitudes.

Ainsi, les relations avec les autres ne tiennent pas exclusivement aux développement d'arguments s'adressant à la raison mais contiennent une part non négligeable, voire plus importante, d'appréhension plus affective.

On peut le regretter mais c'est comme cela !

Celui qui en impose par son intelligence et ne cesse d'insister sur cette qualité qu'il se reconnaît, parfois même à raison, en arrive souvent à être perçu comme méprisant et finit par irriter.

L'ambition de décrocher le leadership implique que l'on comprenne ces données de base, que l'on gère ensuite les relations internes du groupe avec le souci de rencontrer la demande naturelle de valorisation individuelle des membres.

Il faut également assumer avec constance la tâche ingrate de l'organisation sans perdre de vue le respect des valeurs, tracer les lignes de conduite, ne pas perdre de vue les buts à atteindre, et donc, tout le contraire de ne s'emparer que de ce qui est perçu comme intéressant voire valorisant.

Personne ne peut s'octroyer les mérites d'une victoire politique, elle est toujours le résultat d'une convergence efficace de contributions individuelles.

Une victoire est toujours éphémère et l'accès au pouvoir implique le devoir de se consacrer immédiatement et inlassablement à la réalisation de ce que le groupe a estimé indispensable au bien être de la population.

L'engagement politique n'est pas une usine à valorisation des égos.