Abbaye de Brogne

21 sep 2012
Portrait de Robert Joly
Robert Joly
L’infrastructure a été mise à la disposition de l’asbl communale "abbaye de Brogne tradition et découverte" suivant une convention que j’ai  rédigée (R. Joly) et qui a été resignée. 
 
J’ai été scandaleusement surpris d’entendre aux débats sur canal C que j’aurais eu l’intention de vendre l’abbaye. C’est honteux! Je suis à l’origine des subsides qui ont permis la restauration de la toiture, des corniches et gouttières. Cela n’a pas été facile de négocier avec l’inspection des finances puisqu’il y avait une activité commerciale en sus de l’activité culturelle à l’abbaye.
 
La véritable question à l’époque était le maintien ou non du club Brognois dans l’abbaye car nous discutions avec le ministre Daerden de la construction subventionnée à 80%  d’une salle polyvalente destinée à accueillir le ping-pong et les activités du club. Ce bâtiment devait être érigé sur un terrain que nous avions acheté et situé plus bas que le tennis. Les membres  du club Brognois n’ont pas apprécié ni d’ailleurs certains voisins…Nous étions surtout préoccupés par les questions de sécurité pour le ping-pong notamment à l’égard d’un incendie éventuel (en telle hypothèse, on n’hésite habituellement pas à dénoncer le manque de prévoyance des autorités communales).
Le club Brognois occupe la salle étant l’ancienne chapelle.
 
Nous avions lancé la vigne; nous sommes allés chercher les plants, les tuteurs, nous avons défriché, planté et entretenu avec des bénévoles. La commune a acheté tout le matériel, la cuve etc.. Après notre départ, manifestement les volontaires ont abandonné et l’asbl a conclu une convention avec une asbl "le coude à coude" qui peut exploiter le tout moyennant 750€ par an.
 
La commune (majorité contre opposition) vient de concéder un bail de longue durée à un exploitant d’une micro brasserie dans la salle des pélerins; il pourra y faire des travaux d’aménagement.
 
Un contrat de bail a été conclu entre l’asbl et un traiteur quant à l’exploitation du restaurant et la crypte.
 
Le club de ping pong est toujours logé dans la tour dans des conditions de sécurité non satisfaisantes.
 
Il n’y a pas de projet global pour l’abbaye, on navigue à vue. Les gestionnaires tentent tant bien que mal de maintenir ou développer des activités; l’aide de la commune est constante (intervention des ouvriers communaux, location de salles). In fine si l’abbaye n’est pas vendue force est de relever que des parties importantes de celle-ci sont effectivement privatisées.
L'évolution de la situation a découragé nombre de bénévoles
On peut craindre des tensions entre les multiples utilisateurs.

Commentaires

Portrait de Isabelle Doneux-Paindaveine
Soumis par Isabelle Doneux... le

Les tensions ne sont plus à craindre, Robert, je pense qu'elles sont là! ;-)
Un petit tour d'opinion des protagonistes est certes primordial, mais une vision au long terme est une absolue nécessité!!!
Il y a tant à faire pour la culture, et notre abbaye est un des lieux idéaux de notre entité, par exemple... Le monde associatif de l'entité n'a quand-même pas "trop" de lieux à utiliser. La participation du privé, si elle apporte une éventuelle "manne" financière (?), nous prive en partie de l'utilisation de ce merveilleux bâtiment!

Portrait de MARTIN Philippe
Soumis par MARTIN Philippe le

En tant que secrétaire du Club Brognois, je me demande en quoi nous sommes impliqués dans ce débat. Il me semble qu'il y a un manque manifeste de connaissance du dossier.

Il existe premièrement un comité de gérance de la salle totalement indépendant.
Le Club Brognois, en tant que comité des fêtes du village, n'est qu'un des acteurs de la vie associative du village et régulier locataire de la salle des fêtes comme d'autres comités et associations.

Deuxièmement, il semble que vous omettez de dire que votre soucis premier à l'époque était de caser le tennis de table et accessoirement les activités annexes.
Pour preuve, les autres associations n'ont été concertées qu'en dernière minute, la configuration du bâtiment à ériger et des abords ne répondant nullement à d'autres activités que ce pourquoi il avait été étudié. Ce manque évident de transparence a provoqué une réaction virulente des autres associations du village.

Pour autant que ma mémoire ne me fasse pas défaut, même certains de vos candidats actuels nous soutenaient dans notre démarche.

Quoi qu'il en soit, nous ne souhaitons pas envenimer le débat et restons ouverts au dialogue, mais une mise au point s'imposait.

Au plaisir de vous rencontrer.

Portrait de Robert Joly
Soumis par Robert Joly le

 

Merci tout d’abord pour votre attention.

Vos propos et les miens ne s’opposent point ; ils se complètent.

A l’époque, il y eut incompréhension réciproque.

Notre empressement nous a rendus inattentifs à une certaine sensibilité et généré une communication déficiente de notre part.

Je ne cache pas que nous avons été ébahis par les réactions car, de bonne foi, nous avions le sentiment de solutionner globalement les problèmes tout en valorisant l’Abbaye en privilégiant le développement d’activités intégrées dans un projet destiné à lui donner le lustre d’antan.

Nous n’allons pas refaire le passé.

Permettez-moi de souligner qu’à l’époque, nous avons fait beaucoup pour l’Abbaye, à savoir :

  • réalisé des investissements importants et à ce propos, depuis lors, rien de nouveau n’a démarré, alors qu’il faut notamment remplacer les châssis 
  • récupéré l’Abbaye à l’Asbl disposant d’un bail emphytéotique pour ensuite en confier la gestion à une Asbl où les habitants de Saint-Gérard sont bien représentés

Je ne puis donc qu’être meurtri lorsqu’il est prétendu que j’aurais voulu vendre l’Abbaye, alors que j’ai fait exactement le contraire, c’est-à-dire que j’ai obtenu que la commune se la réapproprie.

Récemment, une personne de Saint-Gérard attentive à la conservation de notre patrimoine historique m’a dit « Monsieur Joly, il faut sauver l’Abbaye !».

Evidemment !!

Cette interpellation me conforte dans ma conviction ; l’Abbaye n’est actuellement pas sauvée.

L’avenir de l’Abbaye demandera un débat, l’élaboration en commun d’une stratégie, une mobilisation des énergies sans esprit partisan.

Je m’y emploierai.

Permettez-moi d’insister cependant sur ce qui suit :

Une décision politique n’est pas toujours aisée à prendre car les intérêts entre les citoyens peuvent être opposés.

Il appartient dès lors aux citoyens qui ont la chance, du fait de leur éducation, de leur expérience de la vie, d’avoir un esprit plus critique, de dénoncer les fausses informations, la manipulation démagogique d’où qu’elle vienne d’ailleurs.

C’est à ces seules conditions que l’échange d’idées est possible et peut déboucher sur le consensus et le véritable progrès.

Or, je viens à nouveau de le constater à propos de la réfection du terrain de football de Saint-Gérard, c’est loin d’être évident.

Nous n’étions évidemment pas opposés à accueillir les revendications du club de football.

La décision de réfection du bâtiment fut votée à l’unanimité du conseil.

Mais, nous avons voulu, car c’est notre devoir, ne pas entériner une pratique illégale (le défaut de respect des décisions du conseil – par la réalisation de travaux au terrain non décidés par celui-ci - et celui de la législation sur la concurrence en matière de marchés publics), pratique qui, si elle devient usuelle, est susceptible des dérives scandaleuses qui ont été dénoncées dans d’autres villes et communes.

Or, je n’ai jamais cessé, à l’intérieur de mon parti de combattre ce genre de pratique, ce qui m’a valu d’ailleurs d’être désigné comme membre de son Conseil de Déontologie.

Pour être complet, j’ajouterai que si je puis paraître austère (c’est probablement une déformation professionnelle), je reste abordable ; on sait où j’habite et mon téléphone est accessible à tout un chacun.

Si l’on n’est pas d’accord sur ce que j’envisage de faire ou sur ce que j’ai fait, si l’on décèle une ambiguïté, pourquoi ne pas m’en parler directement, plutôt que d’en jaser !

Je suis heureux de constater que vous avez préféré opter pour le dialogue.

Avec l’assurance de toute ma considération.

Robert Joly

Portrait de La famille Descamps Dethy
Soumis par La famille Desc... le

Tout simplement par vos compétences et honnetetés réunies.
Vous savez que le parc résid. de Bambois est un énorme problème, mais nous vous avons
toujours soutenus, mais mieux encore, vous nous avez toujours soutenus.
MERCI Monsieur Joly et à bientôt au 14 de ce mois.