7,6 millions d’ € pour 6 piscines namuroises

24 mai 2018
C.N., V.D., et S.Po.
La Nouvelle Gazette
Sambre et Meuse, p5 du 24 mai 2018

Ces subsides wallons financeront des travaux dont le coût total est de 18 millions d’ €.

Bonne nouvelle ! 33 projets ont été retenus dans le cadre du Plan wallon Piscines. Ceux-ci se verront octroyer 55 millions d’ € sous forme de subsides. Ils auront également la possibilité d’emprunter un montant identique à la subvention, via un prêt sans intérêt. P armi les heureux élus, 6 piscines de la province de Namur.  

Les projets de rénovation ont été sélectionnés sur base de 5 critères : réduction de l’empreinte carbone, accessibilité aux personnes à mobilité réduite, développement d’aménagements favorisant l’apprentissage et la pratique sportive, réduction de l’utilisation du chlore.

Nous avons annoncé la nouvelle aux élus des 6 communes namuroises qui avaient introduit un dossier et qui ont été reçus.

1. Gembloux : plus de vestiaires, de casiers et un bac tampon

Benoît Dispa (cdH), bourgmestre en titre, accueille très favorablement la nouvelle. « Nous attendions cela depuis un certain temps. Bien que la piscine soit entretenue régulièrement, elle date des années 1970 et sa remise à niveau sur le plan énergétique est très lourde pour les fonds propres de la commune. »

Le coût global des travaux prévus à Gembloux s’élève à 2.801.634 €. Le subside s’élève lui à 1.029.600,50. Cet argent couvrira des travaux divers tels que : l’augmentation du nombre de vestiaires et de casiers, l’isolation du toit et le placement de panneaux solaires, une nouvelle ventilation, le placement d’un bac tampon et la mise en place d’un dispositif d’électrolyse au sel. Différentes faiblesses qui avaient été pointées dans un audit préalable au dépôt du dossier.

« Nous aurons une période de trois mois pour confirmer si nous souhaitons aller plus loin dans les démarches en fonction du coût qui sera à charge de la ville. », explique Benoît Dispa.

2. Sambreville : moins de chlore et température adaptée à un public familial

Le montant des travaux est évalué à 3.989.660 €, le subside est d’1.780.385 €.

Un nouveau cuvelage est prévu : « Le carrelage date de 1977. Il sera remplacé par de l’inox, qui, lui, ne se détériore pas », explique l’échevin des Sports Vincenzo Maniscalco (PS).

De nouvelles cabines seront installées et les douches seront rénovées. « De nouvelles techniques de chauffage et d’évacuation de l’eau seront également mises en place ce qui diminuera la facture énergétique », décrit le directeur général Xavier Gobbo. « Actuellement, notre piscine est essentiellement utilisée par des écoles, des clubs et des nageurs. La température de l’eau est adaptée, à 27 degrés. Les économies d’énergie nous permettront de financer l’augmentation de la température, non pas dans le grand bassin, cela ne serait plus adapté aux sportifs, mais dans le petit bassin. Ce qui devrait faire revenir un public plus familial. »

L’accès aux personnes à mobilité réduite sera amélioré : « Nous avons déjà une chaise de mise à l’eau mais elle n’est pas très fonctionnelle, elle sera remplacée », poursuit Xavier Gobbo. De nouveaux filtres et écostérilisateur au sol amélioreront le nettoyage de l’eau de ses impuretés, ce qui diminuera l’utilisation du chlore et, de ce fait, améliorera le confort.

Restera à trouver quelque 2,2 millions d’ €. Le cas échéant, l’emprunt à taux zéro ne suffirait pas, il faudrait des fonds propres. « Nous sommes sous tutelle financière. Nous ferons ce que le Centre Régional d’Aide aux Communes (CRAC) nous conseillera » , annonce l’échevin des Sports.

3. Mettet : retour du toboggan et zone ludique plus sûre

Le coût total des travaux prévus est de 4.186.781 €, le subside octroyé est de 1.868.351 €.

Un système anti-noyade sera installé : « Il détecte quand un corps végète dans le fond », décrit l’échevin des Sports, Luc Vander Weyden. Au niveau des équipements, la zone ludique, peu profonde, sera aménagée : « Elle sera plus sécurisée. Son accès via des escaliers, par exemple, n’est pas optimal. » Et puis surtout, le toboggan de 40 mètres qui contourne la piscine et qui est fermé depuis 2014, sera remplacé. « Il n’était plus aux normes, les pièces étaient usées, oxydées. »

Ici aussi, les filtres seront remplacés, il faudra moins de chlore. Mais encore : « La machinerie des pompes doit être revue. Enfin, nous disposons déjà de panneaux solaires, nous aurons de nouveaux panneaux photovoltaïques. » Enfin, le vitrage sera changé pour laisser la place à des vitres avec protection solaire et anti UV : « En périodes de grosses chaleurs, la température est trop inconfortable à l’intérieur. »

4. Philippeville : système anti-noyade et nouvelles douches

Un nouveau liner, une poche d’imperméabilisation en plastique PVC permettant d’assurer l’étanchéité d’une piscine, sera installé ainsi qu’un système anti-noyade. À cela s’ajoute de nouvelles cabines et armoires, de nouvelles douches et un réaménagement des plages. Chaudières et ventilation feront également peau neuve.

Ce projet initial prévoit un coût de 1.818.400 €. Mettet recevra un subside de 668.262 €. « C’est un projet plafond que nous avons rentré », explique André Descartes, échevin des Sports. « Mais nous pouvons déjà annoncer que tout ne pourra pas être réalisé. Nous ne pourrons risquer de boucher le trou sous peine de mettre à mal nos finances communales. D’autant que notre piscine, qui ne fait que vingt mètres, ne peut accueillir de compétitions sportives. Nous allons évaluer tout cela. »

5. Florennes : un système anti-noyade et un espace ludique

Gregory Chintinne, l’échevin des sports apprend la bonne nouvelle et il s’en réjouit évidemment. « On n’a pas travaillé pour rien lorsqu’on a remis le dossier au début de l’année 2017 ». S’il se réjouit autant de cette bonne nouvelle, à savoir recevoir 1.178.499 € de subsides pour des travaux estimés à 3.206.800 €, c’est parce que sans ceux-ci, la clef aurait peut-être dû être mise sous le paillasson.

Une piscine vieille de 40 ans doit inévitablement recevoir un lifting. Et ce sera le cas. La piscine sera ainsi à l’avenir équipée de nouvelles cabines et casiers, d’un bassin en inox, d’un système anti-noyade ou encore un espace ludique. Mais évidemment, dans tous ces travaux, c’est la diminution de l’empreinte énergétique qui est visée et cela passera par une isolation complète du bâtiment, entre autres. Des aménagements qu’il ne faut tout de même pas attendre de pied ferme, l’échevin table sur trois ans pour voir le début de ceux-ci démarrer.

6. Couvin : de nouvelles cabines, une piscine plus pratique

Pour Couvin, les travaux sont estimés à 2.388.275 euros et ceux-ci seront subsidiés à hauteur de 1.065.767 euros. Pour la part restante, l’échevin des sports Eddy Fontaine explique que cela se fera sur emprunt. Mais pour y faire quoi ?

« Il s’agit d’une rénovation assez globale et surtout pour gagner en énergie. Il est temps de mettre des nouvelles technologies dans cette infrastructure qui date de plus de 20 ans » , explique-t-il. Un nouveau liner pour le petit bassin, des jeux, un système anti-noyade et un dispositif anti-légionellose : voici quelques nouveautés du projet rentré par Couvin. Au niveau de l’enveloppe, une protection solaire sera placée via le nouveau vitrage. L’aspect est clairement mis sur le côté pratique plus que ludique mais le public pourra tout de même en profiter, avec notamment l’implantation de nouveaux casiers et de nouvelles cabines. Optimiste et ravi de cette sélection, l’échevin espère que tout pourra déjà être sur les rails dès le début de l’année 2019.

Sans ces subsides, la piscine de Florennes, vétuste, risquait de devoir fermer ses portes.S.D.

Sans ces subsides, la piscine de Florennes, vétuste, risquait de devoir fermer ses portes.S.D.